les mystères de miss terre
"Droit devant soi, on ne peut pas aller bien loin" Antoine de Saint Exupéry


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Un autre visage d'Erevan


Après une premier regard plutôt négatif, j'ai pu découvrir d'autres aspects d'Erevan
L'aspect culturel, dans un premier temps : pays à l'histoire ancienne et tourmentée, l'Arménie revendique une grande identité culturelle, présente dans de nombreux musées. J'ai visité l'un d'eux, le Maténadaran
Ce musée à l'architecture imposante est un sanctuaire du livre et de la mémoire. Des dizaines de manuscrits très anciens et aux fantastiques enluminures sont ainsi exposés à la vue du curieux. Mais les coffres forts blindés et climatisés, interdits au public renferment parait il au sous sol un trésor encore plus grand. Moi qui suis un fan des livres et encore plus des livres anciens, je ne pouvais rater cette occasion d'admirer des parchemins et livres multicentenaires. Si beaucoup d'entre eux sont d'essence religieuse, on trouve aussi des recueils de poèmes, des livres de sciences et d'histoire... Assez fabuleux, mais interdit de prendre des photos !!!

L'art peut aussi se trouver dans la rue, comme cette araignée faite de pièces de mécanique auto à la manière des sculpteurs béninois.

Un autre aspect agréable d'Erevan est une ceinture verte, longue de 5 km, en fer  à cheval et qui enserre le centre ville. Les allées de cette ceinture sont envahies de terrasses de café et elles sont très animées le soir.

 


 

 



Publié le 7/12/2008 à 05:55, dans Carnet de voyage Arménie,
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L'Arménie, bon élève soviétique?

Il n'est pas possible d'oublier que, jusqu'en 1989, l'Arménie faisait partie de l'Union Soviétique: l'écriture cyrillique y est omniprésente.
Mais si elle est indépendante et à une une réelle identité, l'Arménie est toujours très liée au grand frère russe. Une grande partie de sa défense est ainsi directement assurée par des soldats russes. Elle peut également avoir un rôle diplomatique majeur, étant  en bons termes  à la fois avec les russes, les américains, les européens, mais aussi les iraniens!
Toutefois, par de nombreux aspects, il me semble que l'Arménie caricature l'ancienne URSS. J'ai déjà parlé de l'architecture, mais le monde politique arménien est aussi représentatif de la grande époque soviétique: meurtres (jusque dans l'assemblée nationale) des démocrates, président-robot aux discours lénifiants, télé aux ordres et qui retransmet ces discours en intégralité et diffuse de la propagande ouverte.
Comme chez le grand frère, la nomenclatura s'est mise aux affaires, affichant désormais dans un pays plutôt pauvre une richesse démesurée. J'ai pu voir de nombreux jeunes aux commandes de Porsche Cayenne dans Erevan et les maxi limousines ne sont pas rares.
Sur une des photos ci dessus, c'est une boîte de nuit du centre ville qui rend hommage  à la période communiste

 



 



Publié le 7/12/2008 à 05:35, dans Carnet de voyage Arménie,
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Le boulevard du Nord

Autour de la place de la république, le centre ville d'Erevan est un gigantesque chantier. La première impression est là aussi désagréable. Travaux, poussière, bruit...  Les vieux quartiers disparaissent sous les bulldozers. Erevan est pourtant une très ancienne ville, contemporaine de Rome, Carthage ou Samarkhand. Sans rechercher le charme de ces villes antiques, il existait  il y a encore peu de temps des maisons en brique datant de l'époque perse. Si certaines rues ont encore un peu de charme, elles sont vouées à disparaître, surplombées de grues.
Des boulevards aux dimensions cyclopéennes sont percés au coeur de ces quartiers. Pour le moment, l'effet est désastreux: immeubles immenses, rues larges et quasi désertes, tout ceci n'est pas  à taille humaine.
Toutefois, je me dis qu'une fois les travaux terminés, en imaginant une foule jeune et gaie flanant le long des vitrines des magasins, s'arrêtant aux terrasses desrestaurants et cafés  à ouvrir, je réviserai peut être mon jugement, d'autant qu'une fois de plus, la pierre utilisée est le tuf rose.
D'ailleurs Erevan est surnommée, comme Toulouse, la ville rose!


Publié le 30/11/2008 à 05:29, dans Carnet de voyage Arménie,
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Erevan, place de la république


   
  Je suis revenu avec un sentiment mitigé d'Erevan où je suis resté trop de temps. J'ai d'abord trouvé cette ville trop "soviétique" avec ses banlieues miséreuses et son centre ville aux larges artères et aux monuments gigantesques. Puis, petit à petit, sans y trouver réellement un charme comme à Sarajevo, j'ai nuancé mon jugement.
Le centre névralgique de la capitale est cette place, où se trouvent les bâtiments de la présidence, des ministères, l'hôtel le plus luxueux d'Erevan et le musée national. Un peu choqué par le gigantisme de l'endroit, j'ai fini par trouver le lieu plutôt harmonieux, les bâtiments joliment colorés, les jets d'eau du meillleur effet. J'ai d'ailleurs pu assister  à des jeux d'eau colorés et musicaux très jolis. Ces bassins répondent d'ailleurs au joli nom de "bassin des fontaines chantantes"

   


Publié le 30/11/2008 à 04:52, dans Carnet de voyage Arménie, Erevan
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L'Arménie, un voyage tronqué

J'étais parti pour deux semaines  arméniennes en autonomie,  mais des nuages s'amoncelaient avant mon départ pour cause de problèmes familiaux. Parti avec un doute au ventre, j'ai passé mes premiers jours à Erevan à contacter  ma famille par mail ou téléphone. Pas l'idéal pour profiter d'un pays inconnu.
Puis je me suis décidé  à partir vers ce qui me semblait le plus "aventureux": le Haut Karabagh, pays entre deux guerres. Mais, j'ai décidé de rentrer au plus vite, ne prenant plus de plaisir au voyage...
Bilan, une petite semaine en Arménie: 3 jours à Erevan (trop....) une journée pour aller au Haut Karabagh, une pour en revenir et une sur place.
Trop court pour parler doctement de l'Arménie, suffisant pour vous faire partager quelques impressions ou anecdotes.
Une fois de plus, je ne regrette pas d'avoir appris des rudiments d'arménien... le contact n'en a été que meilleur.


Publié le 29/11/2008 à 01:14, dans Carnet de voyage Arménie,
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