les mystères de miss terre
"Droit devant soi, on ne peut pas aller bien loin" Antoine de Saint Exupéry


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Pour le moment... je ne me dégonfle pas
Il est 23h58, départ demain matin, il est donc temps de préparer un peu. Je pars léger: un petit sac (ne veux pas faire vagabond) avec dedans une brosse  à dent, un carnet de notes, un crayon et peut être un appareil photo. Pas de téléphone ni de GPS , Amundsen n'aurait pas aimé. Pas de trousse  à pharmacie non plus. Mes vaccins sont à jour. J'hésite sur un guide de conversation, mais je m'en passerai.
Chaussures confortables, mais pas de marche. Vêtements chauds, mais pas trop. Simples (jeans  pull) pour faire passe partout....
Deux livres : un presque achevé, journal de voyages de François Maspéro dans les Balkans pendant le conflit yougoslave, histoire de se mettre en situation, et éloge du vagabondage (là je ne vois pas le rapport)
En fait, ce n'est pas tout  à fait le hasard qui va me guider, il faut bien faire un choix de départ pour la première direction.
Demain matin, j'accompagne Mireille à Tours et a priori, je devrai me faire abandonner sur la route de Loches, direction sud est.
J'ai regardé la carte, c'est la direction où je peux aller le plus loin avant de rencontrer la mer : France Italie, Balkans, Turquie, Irak, Iran Inde, Thaïlande, etc.....
Le challenge sera d'être au boulot en pleine forme lundi matin, 9h.....

Publié le 4/03/2008 à 11:56, dans Carnet de voyage Hasardistan, Tours
Mots clefs : vagabondage
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Les paris sont ouverts

Allez un peu d'interactivité dans ce monde de blog:
Je vais tenter, ce week-end, de réaliser un vieux fantasme                 
 Me poster le long d'une route, et lever le pouce. Puis me laisser emmener, au gré des rencontres bonnes ou mauvaises.
Puis essayer de vivre cela comme un "vrai" voyage, avec l'esprit  d'un découvreur. L'exercice sera difficile: comment vraiment voir ce qui est déjà sous nos yeux? Comment décrire ce que chacun croit connaître par coeur?
 Il va me falloir affûter le regard, oublier ce que je sais, engager la conversation (difficile pour moi qui suis un taiseux volubile).
Si certains le souhaitent, avant mon prochain compte rendu de ce "road-trip" improbable, vous pouvez parier sur ce qui va se passer. Pour vous aider, quelques suggestions:
  • JF va se dégonfler et passer son week end  à regarder le sport  à la télé (c'est possible!)
  • Compte tenu de sa mine patibulaire, il va rester trois jours planté au bord de la route
  • Il va se faire détrousser, les routes sont mal famées par là....
  • Il va se retrouver en Asie Centrale sans moyen de retour
  • Son article "Sequestré par les sorcières du Berry" (vous avez dit fantasme?) va remporter le golden blog à Los Angeles
  • .....
A vous lire, si vous avez d'autres idées... Quant  à moi, j'attends ce moment avec impatience
Prochain article? Le journal d'un voyage hasardeux...

Publié le 3/03/2008 à 01:08, dans Carnet de voyage Hasardistan,
Mots clefs : hasard
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En route vers le Hasardistan (1er jour)

Vendredi29 Tours. 11 heures environ.

Me voilà sur le bord de la Mythique route nationale 134.

la porte de l'orient (Chambray les Tours)


 
Comme sur la route de la soie ( Boukhara, Samarcande, X'ian), les villes étapes font rêver et exhalent déjà les épices orientales: Fléré la Rivière, Clion, Buzançais. La pluie s'est arrêtée dès que j'ai levé le pouce, les dieux sont avec moi. Je voyage léger: à part les deux livres prévus, j'ai juste une brosse à dent et un mini tube de dentifrice. Pas de téléphone portable, pas de montre, pas de cartes (sauf la bleue...!)

 

L'attente est bève, une dizaine de minutes et un jeune rasta m'ammène déjà à Loches, 30 km plus loin. Ce n'est pas encore l'inconnu, j'ai habité tout près, mais j'adore cette superbe ville, ancienne cité royale. Un petite discussion au café du coin et c'est reparti. Une idée m'est venue. La gare est proche, pas de trains vers l'aventure, mais des bus...! Allez, si un bus part dans les20 minutes, je le prends, sinon, auto stop.

 

Le chateau royal de Loches


Bingo, un bus part pour Chateauroux. Je vais donc me mêler à la population locale. Personne sur le toit, tout le monde est sagement assis. Décidé à me faire violence et à chercher le contact, j'entame la conversation avec ma voisine. Le miracle a lieu, car après deux échanges, elle change de place...!!! Je me concentre alors sur l'extérieur et... un panneau attire mon attention: Bienvenue dans l'Inde... merveilleux! Non, j'ai mal lu, bienvenue dans l'Indre. A une lettre près, c'est un peu bête....

Voici Chateauroux, patrie du poète Gérard Depardieu et sa fameuse gare routière. Je tente un nouveau pari: si un bus part dans les 20 minutes...etc Re-bingo, un bus part pour Aigurande, au sud de l'Indre, aux portes de la Creuse. Ici commence la Terra Incognita. Fort de l'expérience du bus précédent, je n'adresse pas un mot aux deux autres lycéennes du mini bus. Après un rapide arrêt pour découvrir Aigurande et sa grande place centrale, j'hésite entre deux directions: l'est vers Sainte Sévère, village où a été tourné Jour de fête de Jacques Tati, et le sud, vers Guéret.

J'opte pour le sud. A la sortie d'Aigurande, le paysage a changé. C'est un bocage vallonné et tranquille avec une ligne bleue de colline escarpées au lointain: Ce sont les Marches, prémices du massif Central.

Pas le temps d'admirer le paysage, un premier saut de puce en voiture, puis une Clio avec trois personnes s'arrête. Deux personnes âgées tres clâââsse (surtout le femme, toute en autorité pompidolienne) conduite par leur fille, pimpante quinquagénaire qui a une tête à être abonnée à Télérama (pas de mauvais esprit, j'y suis aussi!). Je saurai au cours du chemin qu'elle est abonnée...à télérama. J'ai peut être loupé une carrière de physionomiste à l'entrée des boîtes de nuit? Ils sont charmants mais ne comprennent pas pourquoi ils m'ont fait monter: "vous devez avoir une bonne tête !" et semblent déçus d'avoir accueilli un "vagabond" et non pas un père de famille en panne. Mais le voyage jusque Guéret est fort agréable, malgré une route très sinueuse et vallonnée.

Je ne m'attarde pas à Guéret, fait quelques kilomètres à pied avant qu'un agriculteur creusois m'avance d'une vingtaine de kilomètes. Il m'annonce que la Creuse est le département le plus sûr de France (ce qui me sera répété le lendemain) et que Guéret est sans doute la ville la plus ennuyeuse...L'élevage et la forêt (omniprésente) sont les principales ressources locales. Comme tous les creusois rencontrés, il ne fait pas une pub terrible de sa région, pourtant fort belle. Des escadrilles de grues sillonnent le ciel sombre et menaçant. Le printemps revient. Mon conducteur me laisse dans un petit village appelé Sarment et me conseille d'entrer dans un bar local mais surtout ne ne pas y boire de café sous peine d'ennuis gastriques.

Le bar n'est pas signalé et j'hésite à pousser une porte comme les autres, mais j'y vais. Je ne regrette pas: l'endroit est assez petit, très sombre, bas de plafond. Deux tables et quelques chaises. La vedette du lieu est un meuble bar, en bois et étain. Il a sans doute plusieurs siècles et une histoire tourmentée. Déjà propriété de l'arrière grand père du tenancier actuel, il a été caché pendant la guerre pour ne pas remplir le trésor de guerre des allemands. Derrière le bar, les bouteilles n'ont sans doute pas été lavées depuis l'arrière grand père. On reconnait les bouteilles à leur forme (coca, orangina...) car la couleur opaque brune foncé est la même. TF1 est déjà venu dans ce lieu hors du temps. La France profonde chère à Pernaud... Dans les pièces voisines, d'impressionnantes piles de journaux et une machine à laver à laver. Non je n'ai pas fait de faute, elle est vraiment à laver, vu la couche de crasse qui la recouvre. Grâce à TF1, les parisiens auront une bonne image de la France hors périph...

 

 


-Alors quoi de neuf? -Rien, un coup de rouge (dialogue entendu)

 

Mais il est temps de repartir, le temps passe et il n'est pas loin de 17h. Ma "bonne tête" risque d'être moins efficace de nuit! J'ai choisi d'arrêter ma journée à Bourganeuf, situé à 15km. Cela tombe bien, c'est la où va le conducteur qui s'arrête. Il est turc et fait partie de l'importante communauté turque de Bourganeuf. Devant mon étonnement, il m'explique que c'est le travail de bûcheronnage qui a fixé cette communauté ici. Mais Bourganeuf est historiquement lié à la Turquie puisqu'un sultan turc séjourna au quinzième siècle dans la tour qui porte son nom (tour Zizim) du chateau local.Le chateau de Bourganeuf

 

Bourganeuf est une cité de plus de 3000 habitants, vivante et commerçante, centre de tourisme vert. 5 hôtels dont 4 fermés, je me rabats sur une chambre d'hôte très cosy, tenu par des anglais installés depuis peu. Je devrai même parler anglais avec la charmante propriétaire. Le soir, 4 oreillers douillets m'attendent, ainsi qu'une douche multijets. C'est dur l'aventure....

 

 

 

Bourganeuf, c'est déjà l'Orient !

 



Publié le 2/03/2008 à 11:16, dans Carnet de voyage Hasardistan, Bourganeuf
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Au coeur du Hasardistan (2ième jour)

Ce matin, j'hésite: quelle direction prendre: Limoges? Pas assez exotique. Montluçon? Je ne connais pas mais suis peu attiré. Reste le plateau des Millevaches avec l'espoir de rejoindre ensuite Clermont Ferrand. Sans doute le plus bel itinéraire, mais un vrai risque, les routes sont peu fréquentées, sans parler du temps menaçant. J'opte néanmoins pour cette solution: il est encore tôt, autant prendre des risques. Je fais un dernier tour dans Bourganeuf.

La petite départementale grimpe dur. Une pluie très fine mais mouillant peu humidifie l'atmosphère. Les sommets des collines sont mangés par le plafond nuageux. Je comprends très vite le challenge de la journée: pas de voiture, enfin très peu. Une s'arrête et le conducteur me propose Saint Pardoux. Cela tombe bien, je ne sais pas où cela se trouve. Mon conducteur, en pleine campagne municipale m'explique que les creusois sont soit bûcherons soit fonctionnaires. Je devine assez facilement qu'il est fonctionnaire. Au bout de quelques kilomètres, il quitte cet axe déjà peu fréquenté pour m'emmener au coeur de rien: Saint Pardoux. Le village est minuscule, les maisons superbes en granit taillé, les cheminées fument. Je reprends ma marche en avant...la route fait trois mètres de large. Une brave et souriante grand mère me demande si j'ai un parapluie. Je fanfaronne en disant que cela encombre et que cette petite pluie ne mouille pas. Elle sourit et me dit "vous allez bien voir!" J'ai vite vu... la pluie a redoublé et a vraiment mouillé, cette fois. Et pas de voitures, ni même de tracteur. Presque tout en sous bois (les gouttes sont plus rares mais plus grosses), j'ai marché pendant 5 kilomètres dans un paysage superbe, très vallonné, de forêts, tourbières striées de mille rus gonflés par la pluie.

Une voiture arrive enfin et elle s'arrête. En fait, moins il y a des voitures et plus les gens s'arrêtent. La conductrice me met à l'abri, ne me fait faire qu'un saut de puce d'un bon kilomètre, mais surtout m'amène à une route plus passagère. J'hésite... je reste là, au milieu de ce petit village ou je m'avance? J'avance... des voitures passent mais ne s'arrêtent pas. Il me faudra marcher encore 5 bons kilomètres. Je commence à être vraiment trempé et à ressentir le froid, mais le paysage en vaut la peine.

Un fourgon s'arrête, 2 jeunes à son bord. Ils vont au marché d'Eymoutiers, 30 km plus loin. Un vrai saut de géant!l La route serpente en sous bois entre les rochers. Le paysage m'évoque, boisement mis à part, l'Irlande. Au détour d'un virage, nous passons à côté d'un improbable "musée du pin's pompier". Nous nous demandons ce que peuvent bien être les trésors qui y sont cachés!

Très sympas ces deux jeunes un peu marginaux. Le chauffeur, environ 25 ans, vit dans son fourgon. Il a un look à la Fred Chichin, moustache et casquette. Un peu "brigade du tigre". Je regrette de ne pas lui avoir demandé de quoi il vivait. Artiste oui artisan, sans doute. Je trouverai beaucoup de jeunes de sa "tribu", rasta ou chignons, vêtements amples resserrés à la cheville. Il parait que l'on nomme ces jeunes des "Fraggles"...

Je visite rapidement Eymoutiers, mais si le bourg est charmant, le marché est décevant. En fait je n'ai qu'une seule envie, rentrer au chaud et manger quelque chose de chaud. J'aurais droit à mon plat chaud avec un ragout de veau spongieux accompagné de pâtes molles. Puis je décide de repartir, toujours plus en avant.... Je choisis d'abord le stop, mais tout le monde doit faire la sieste. Comme je suis encore trempé et qu'il y a une petite gare, je refais ma prière " S'il y a un train qui part bientôt, et qu'il va dans la bonne direction...." Re-bingo, dieu SNCF m'exauce avec un train vers Ussel (Corrèze).

Le train arrive rapidement, à grand coup de sirène. Ce n'est pas un train à vapeur, mais un espèce de suppositoire bleu flambant neuf, le petit fils de mémé Micheline. Le trajet s'avère charmant. Le paysage est sauvage, et l'habitacle du conducteur est accessible. J'en profite pour admirer la vue... Des buses tournoient dans le ciel plombé au dessus de landes et de forêts de bouleaux et de résineux. Le train se fraie un passage au coeur de la roche, suivant cette voie unique qui serpente et louvoie en prenant son temps.

A côté de moi, affalée sur la banquette, une demi-baleine prognathe d'environ 16 ans pousse des soupirs énormes à chaque SMS qu'elle reçoit. Le femme assise en face, sorte de Nefertiti déjà momifiée en est soufflée au fond de la banquette. La demi baleine, qui lit un best seller Harlequin (la mariée apprivoisée- faudra que je le lise), doit rentrer d'un concours de mode: cheveux a demi décolorés (ou a demi colorés, c'est selon...), fardée de rose vif, quelques restes de vernis à ongles noir, elle porte un seyant blouson à l'effigie de l'Olympique de Marseille.

Puis c'est l'arrivée à Ussel. Un bus part pour Clermont Ferrand. Mais ce serait trop facile... Il n'est que 16h30, la pluie s'est arrêtée et je suis enfin sec. Néanmoins je n'ai pas le droit à l'erreur. Demain, il n'y a ni train, ni bus. Je relève donc le pouce sur une route très passagère. De nombreuses voitures passent avant que ne s'arrête Yannick. Il va ...à Clermont Ferrand, distant d'une petite centaine de kilomètres. Yannick est trop fort en maths pour faire autre chose, mais pas assez pour se passer de bosser. Résultat, il a raté prépa et craint désormais son année de faculté. Nous parlons voyage, et mon odyssée du week end l'impressionne. Cela me semble pourtant si facile... Nous longeons le massif du Sancy, agrémenté de quelques plaques de neige, puis la chaîne des puys, nimbés de soleil. Yannick prophétise avec raison un grand beau temps sur Clermont. Avant d'arriver, nous parlons de ces loisirs, et la conversation tombe sur l'équipe Clermontoise de rugby, l'une mes meilleures d'Europe. Surprise, il y a un match qui débute dans 30 minutes. Puisque c'est le week end où tout arrive si on va le chercher, je propose à Yannick de lui payer sa place en remerciement. Trop poli ou trop timide, il refuse... Un jour, il faudra oser, Yannick.

Pour moi le timing est parfait. Déposé à la gare, je cale mon retour par train et je cours au stade. Je ne loupe que les cinq premières minutes. Le stade, du nom du dieu local Michelin, est superbe et plein à ras bord. Le match oppose Clermont à Bayonne. Sur la pelouse, le capitaine de l'équipe d'Afrique du Sud, champion du monde, et une pléiade d'internationaux français, argentins, fidjiens, géorgiens, etc.... Le match est de qualité, le public aussi: fair play, il applaudit l'équipe adverse et rend un bel hommage à un Bayonnais sorti sur civière. A la fin du match (par ailleurs retransmis sur canal plus), le stade est, à ma surprise, envahi par les supporters. Et, impensable au foot, les joueurs restent sur la pelouse au milieu des supporters, signer des autographes, poser sur la photo, faire la bise à madame.... Un grand moment de sport comme on l'aime. 15 minutes après la fin du match, certains sont encore au milieu de leurs fans , dans une atmosphère positive et bon enfant. Même les vedettes bayonnaises y ont droit...

Bon, il est 20heures, et il me faut trouver un hôtel. Pas si facile, un samedi soir retour de neige. Mon choix s'arrête sur un hôtel au nom évocateur: l'hôtel Moderne. Il ne me déçoit pas. Il a sans doute été moderne, mais il y a très longtemps, du temps où le ménage était fait. Pas de cafard, mais des punaises...pour tenir la moquette murale! Mais finalement, fallait il en attendre plus pour moins de....25 euros?
Il me faut désormais découvrir Clermont by night. Je marcherai

 

 

 

longtemps sans réellement trouver de centre vivant. Les rues piétonnes sont désertes. Mais je trouve enfin un resto au nom qui me parle: le Chardonnay, bistrot à vin blotti au pied de la cathédrale. Celle ci, fort bien illuminée est aussi blanche la nuit que noire le jour (elle est en pierre de lave basaltique). Le Chardonnay tiendra ses promesses: plats simples mais réussis, verres de vins fameux. Comme d'habitude, je discute vin avec le (jeune) patron, et,  comme d'habitude, je gagne un verre de vin gratuit. Je gagne toujours à ce jeu. Et pour les grincheux, le vin gagné était un délicat Moscato d'Asti, ne titrant que quelques petits degrés d'alcool. Sur le retour, je ne trouverai aucun endroit nocturne intéressant... Direction dodo, les jambes commencent à tirer...!

 

 



Publié le 1/03/2008 à 12:22, dans Carnet de voyage Hasardistan,
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Fin d'une aventure

Clermont Ferrand, dimanche matin
Tout est dit, non?
Les pattes sont un peu raides, j'ai bien du marcher une vingtaine de kilomètres tout compris hier. La nuit a été en pointillés. Le seul endroit Clermontois qui faisait la fête était l'appartement en face de ma chambre...
De plus, la journée est nettement moins attirante: non seulement je rentre, mais tout est calé: je vais faire du train tout l'après midi.
Donc, le coeur n'y est , plus, je décroche. Je profite tout de même du soleil en terrasse, puis vais commencer à raconter ma ballade dans un cyber café.
Oh, il y aurait encore à raconter: sur les rues désertes à 10h du matin, ce qui me rappelle un ami algérien qui me demandait en traversant un village français, le lendemain de son arrivée d'Algérie "Mais ils sont où les gens?" Raconter quelques belles tranches de vie ou tronches de vues dans le train... Mais ce n'est plus la même énergie. Du coup, je lis, lis et relis, le journal, un livre acheté exprès et dévoré en une heure....
Alors, c'était bien ce week end? Oui, une impression de liberté étonnante. Tous sens ouverts, y compris à la rencontres des autres, tous les autres. J'ai pensé à pousser plus loin l'idée, à chercher à me faire inviter pour dormir. Je n'ai pas osé...

Quelques enseignements aussi :
Au début, je m'imaginais rester dans un bourg improbable et découvrir les commerces, les écoles, le bal du samedi soir, la messe (si, si!). Et puis j'ai voulu sans cesse avancer vers l'inconnu. Comme quand plus petit j'étais attiré par ce qui se cachait derrière la montagne... Attiré par l'inconnu.
La gentillesse des gens, qui m'ont accueilli dans leur voiture et qui ne correspondaient pas, pour la plupart, à l'image type du conducteur serviable.
L'incompréhension de la plupart devant ma démarche:
"Vous devez avoir un métier stressant pour faire cela?" m'a demandé la conductrice abonnée à télérama.
"Mais pourtant t'as du fric?" m'a dit interloqué mon compagnon de comptoir dans le bar turc de Clermont, quand je lui ai dit que j'étais venu en stop et que je dormais à l'hôtel moderne.
A ceux, nombreux qui ont trouvé cela "culotté", je dirais que c'est au contraire très simple... Peu de choses à programmer, un coût faible (on n'est pas obligé de manger au resto, y a des kébabs dans tous les villages). Tout s'ouvre, tout semble facile et naturel...
Je retenterai sans doute un jour une expérience de ce type.... et vous en reparlerai. Peut être...

 

mon premier conducteur

Dans les steppes de la France Centrale

Les nomades des steppes

Splendeur passée

International et disponible

Clermontois en costume local 

 

 



Publié le 27/02/2008 à 08:28, dans Carnet de voyage Hasardistan,
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