les mystères de miss terre
"Droit devant soi, on ne peut pas aller bien loin" Antoine de Saint Exupéry


Menu

» Accueil
» Qui suis-je ?
» Mon itinéraire
» Livre d'or
» Album photos
» Archives
» Amis


Rubriques

bons plans
Carnet de voyage Arménie
carnet de voyage Bosnie
Carnet de voyage Corse
Carnet de voyage Hasardistan
carnets de voyages
humeur
les livres
les picorettes
les pionniers
petites perles


Corse vendredi 16 mai

Dernier jour pour profiter de la Corse...Le temps est redevenu maussade. Nous faisons un petit tour du village pour de dernières emplettes. Certains commerçants disent qu'ils regretteront des touristes tels que nous, et nous, nous regretterons des commerçants comme eux...
 Dernière ballade pour terminer, toujours décrite sur le petit guide Dakota des ballades nature: le sentier des Bruzzi, sentier côtier situé non loin de l'aéroport de Figari, à Piannottoli.
La première partie se déroule dans le maquis. Profitons en pour le connaître un peu mieux. Compte tenu de mes piètres qualités botanistes et de l'absence de guide, je suis incapable d'en reconnaître les principales essences.... Où est la Myrte, comment est la ciste, pas encore remarqué d'arbousiers..... C'est beau, fleuri, odorant. Je reconnais par contre les fameux genévriers de Phénicie aux troncs torturés par le vent. Puis... des arbouses, petit fruit ressemblant vaguement aux cerises.
Nous arrivons à une petite plage, sur le bord d'un petit golfe. De l'autre côté, une maison de "milliardaire", comme nous en verrons plus loin. Isolée au milieu du maquis, un petit chemin mène à une plage. J'apprendrai au retour que deux maisons appartenant à des continentaux ont été "plastiquées" fin mai dans cette commune...!
Le sentier suit désormais la mer, se frayant un passage au milieu de rochers sculptés. Les minuscules plages sont belles et désertes. J'avais un moment envisagé de me baigner. Mais l'eau à 16° et le vent qui commence à souffler en bourrasques m'en dissuade totalement. L'une de ces plages est d'une adorable couleur rose tyrien. En regardant de plus près, le sable est constitué de petites particules roses. D'après le topo guide, il s'agit de microorganismes liés aux posidonies, ces végétaux (pas des algues) qui tapissent la mer et lui donnent cette couleur outremer. Le vent se déchaine, donnant au paysage des airs de Bretagne.
Il est temps de rentrer, par une nouvelle route. Une fois de plus, celle ci est superbe. Nous traversons une immense nappe de brume qui s'écoule sur l'autre versant de la montagne avec un effet saisissant, comme si une nappe de gaz ou d'ouate envahissait ce versant.
Nous arrivons au charmant village de Carbini. Une église , accompagnée d'un haut campanile décore l'endroit. Ce village abrita, au moyen âge une curieuse secte, les "Giovannoli". Ces hommes prônaient le dénuement et l'égalité des sexes, ce qui déplut fortement à l'église, qui les persécuta !!!!
Dernier passage à Levie, pour faire le plein de brocciu.
Pour le dernier repas corse, je voulais terminer fort: ce sera notre unique déception
Tous les guides en ma possession encensent la ferme auberge A Pignata, près de Lévie. L'endroit où nous arrivons est certes fort calme. Les locaux ne manquent pas de charme. Mais je suis surpris par les installations et les divers batiments, neufs et spacieux.
La salle de restaurant est immense. Le service sera froid et impersonnel, le repas corse certes, mais d'un rapport qualité prix très défavorable : 35 euros pour un menu unique sans fantaisie, sans compter les boissons. Que le premier restaurant bastiais, "U tianu" et son menu délicieux et tout compris pour 23 euros , tout cela dans un décor et une atmosphère haute en couleur nous parait loin!
Ici, cela sent l'entreprise prospère: 18 chambres avec jacuzzi, salles pour séminaires, etc... la ferme auberge a perdu son âme et nous repartirons bien déçus.... Il ne manque plus que le parking pour les bus, l'héliport, la navette aéroport.....
Mais après tout, une expérience décevante pour une bonne dizaine de bonnes surprises, tout ceci est à l'avantage de la Corse, accueillante pour qui veut bien se donner la peine de la découvrir!

Publié le 24/06/2008 à 08:47, dans Carnet de voyage Corse,
Mots clefs :
Commentaires (0) | Ajouter un commentaire | Lien

Corse jeudi 15 mai

Plateau de Coscione: prononcez Cochonne (si...si!) C'est notre destination pour cette journée qui marque le retour (timoré) du beau temps. La ballade, répertoriée sur le guide Dakota dont j'ai déjà parlé fait très envie...

Après un petit déjeuner copieux, nous prenons la route, traversant des villages superbes aux noms évocateurs et "exotiques": Zoza, Serra di Scopamène. Puis la route, quasi déserte, s'élève jusqu'au Bocca de la Vacca, (col de la vache). Paysage de vallons boisés à perte de vue....Puis nous devons affronter 15 km de toute complètement défoncée. Difficile de croire que cette route qui mène au plateau de Coscione puisse être signalée sur tous les guides.... Je n'ose imaginer le nombre de familles qui vont se fourvoyer sur ce "chemin muletier" l'été prochain, si des travaux de réfection ne sont pas faits.... 

Après quelques frayeurs, nous arrivons à la petite chapelle San Pietro, lovée  à l'orée d'un bois de hêtres. Non loin de là, un stèle commémore le "rassemblement des Leccia du monde" en 2002. 200 corses et non-corses portant ce nom ont bravé la route et sont venus fêter leur patronyme dans cet endroit bucolique.

La promenade à commencé en sous bois, et si nous nous sommes vite heurtés à un problème récurrent en Corse, l'absence de balisage, cela n'a pas gâché notre plaisir. Les vedettes du lieu, hormis un paysage montagnard en tout point superbe, sont les pozzines: ce sont des pelouses rases semi tourbeuses, entourées de torrents clairs habités par une espèce locale de truite. J'attendais de voir ces pozzines avec impatience, et je n'ai pas été déçu par ces petites pelouses "à l'anglaise" entourées d'eau courante limpide.

Comme partout en Corse, nous avons la demi-surprise de trouver là, au bord des torrents, des cochons sauvages. Plus loin, nous aurons d'ailleurs la totale, porcs, vaches et chevaux! Nous ne sommes décidément pas seuls, car nous croiserons, entre autres, des grands corbeaux, des linottes, venturons, bergeronettes, et le rare bruant fou. Par contre, nous ne croiserons aucun humain de la journée, bien que le GR 10 soit  à 2 pas. Des névés sur le proche sommet de l'Incudine nous rappellent que le ski de fond est pratiqué ici pendant l'hiver. La Corse montre là une dimension bien différente de la Corse des plages mais tout aussi attractive.

Au retour, en voiture, nous faisons un crochet par le col de Bavella, afin de vérifier que les tartes aux chataignes sont toujours aussi bonnes. En fait elles sont meilleures!

Puis à Sainte Lucie, pendant l'apéro sur la place, nous retrouvons notre Antoinette de propriétaire. Je lui propose de payer la journée de plus dans la location, elle me répond qu'elle n'en a pas besoin, "vu qu'elle à déjà fait fortune ". Elle me raconte à nouveau l'histoire familiale, débutée modestement par un père pauvre mais travailleur, et qui aura lègué à ses descendants des biens qu'il a su faire fructifier.

Nous aurons ensuite le plair de connaître Santa, sa fille de notre génération, qui nous distille à nouveau quelques bonnes histoires corses. Sainte Lucie aura vraiment été l'étape que nous souhaitions! 



Publié le 18/06/2008 à 08:54, dans Carnet de voyage Corse,
Mots clefs :
Commentaires (2) | Ajouter un commentaire | Lien

corse mercredi 14 mai

Temps toujours incertain... Tranchant sur les habitudes corses, je fais un petit jogging...
Matinée calme, Mireille découvre les joies des coiffeuses corses, et je cherche à préparer une ballade sur place l'après midi.
Direction Levie, charmant village sur la route de Bavella, où l'on me donnera un dépliant avec des ballades locales. J'en profite pour acheter la sciaccia di patate (prononcer "tchtch" si j'ai bien compris la boulangère), une sorte de chausson à la purée de pomme de terre-brocciu-ail délicieux.
J'ai déjà parlé des hameaux situés autour de Sainte Lucie, formés de quelques maisons, d'une mairie pour ceux qui restent indépendants, d'un bistrot quelquefois abandonné.
Voici Poggio, situé sur un éperon rocheux qui domine la vallée du Rizzanezze où se construit un grand barrage.
Au pied de Sainte Lucie, le fier bourg d'Olimiccia où se trouve la gendarmerie actuelle (mais plus pour longtemps).
Cette gendarmerie est...disons...corse. Les fenêtres sont toutes hermétiquement closes par un survitrage blindé surprenant. La nuit, des projecteurs l'éclairent en permanence. Ce symbole de la présence française a en effet subi le mitraillage d'autonomistes voilà quelques années.
Pour l'après midi nous choisirons une autre destination, Altagène et ses 40 habitants.
Le début du sentier commence mal: nous ne trouvons pas le balisage. Nous apprendrons plus tard que le dépliant que l'on m'a fourni le matin à Levie n'aurait pas du être distribué : aucun entretien des chemins, balisage absent. Nous le remarquerons aisément, prenant des fausses routes en permanence!
Malgré tout, nous trouvons un chemin qui grimpe et nous mènera à Altagène.
Nous sortons de Sainte Lucie et traversons plusieurs groupes de maisons... A chaque fois, une petite église ou chapelle. Le chemin se faufile entre les habitations à tel point que nous demanderons souvent la permission de passer, persuadés que nous entrons dans les propriétés.
Puis les maisons de font rares, le chemin grimpe en sous bois, magnifiquement bordé par les fameux murets témoins du passage des générations précédentes. C'est charmant.
Nous ne tardons pas à découvrir Altagéne: ses maisons, son bistrot et son église, par ailleurs superbement intégrée au village. L'endroit est extrêmement calme. Un site archéologique montre un peuplement très ancien.
Après une nième fausse piste, nous rentrerons prudemment par la petite route qui nous ramène à Sainte Lucie...
Belle ballade, et nouveau coup de coeur pour Ste Lucie et les environs!
La journée se terminera par un repas aux légumes du jardin gentiment vendus par l'épicerie "d'en bas" où nous avons désormais nos habitudes!

Publié le 13/06/2008 à 05:46, dans Carnet de voyage Corse,
Mots clefs :
Commentaires (0) | Ajouter un commentaire | Lien

Corse mardi 13 mai 2008

Il pleut sur la Corse. Et du coup, j'en viens à regretter la Bretagne, seule région française à être aussi belle, sinon plus par mauvais temps. Ici, c'est plus compliqué: en montagne, par temps brumeux, c'est risqué. Et la si belle mer Corse perd à mon avis tout son charme sous la pluie.
Heureusement nous sommes à Sainte Lucie de Tallano. J'ai trouvé dans ce village exactement ce que je venais chercher pour une semaine de point fixe : un village authentique à l'intérieur des terres, situé à peu près au centre de la Corse du Sud et de ses beautés maritimes et montagnardes.
Bingo, et je ne suis pas peu fier de mon flair! En lui même ce village est typique et vivant: sa place a servi de cadre au film "l'enquête corse".Quant on le regarde d'un point haut, on a peine à croire que des voitures, voire même des autocars puissent le traverser.
Ses commerçants complémentaires sont charmants, les bancs traditionnels sont là pour permettre aux petits vieux d'un côté, aux petites vieilles de l'autre de papoter. Son huile d'olive est fameuse au moins autant que la diorite orbiculaire, roche volcanique d'un vert sombre ocelé de cercles blancs parfaits. Le gisement de diorite, dont a été fait le tombeau des Médicis à Florence serait quasiment seul au monde.
Autour de Sainte Lucie, de fiers hameaux "indépendants" regroupent quelques maisons autour de leurs clochers.
Il pleut, restons donc au chaud. Pour autant la journée ne sera pas inutile.
Je termine les journaux de voyage d'Isabelle Eberhardt, lit d'un bout à l'autre les mémoires d'Afrique de Nicole Combredet, et m'engage dans le désert du Sinaï avec Pierre Loti. C'est du voyage, et en bonne compagnie!
Nous terminerons néanmoins la journée à l'extérieur, en profitant pour faire notre shopping cadeaux à Propriano et surtout refaire le plein de lecture en prévision d'autres jours de pluie
La journée se terminera agréablement dans un restaurant-bar à vins que nous avions remarqué lors de notre premier passage: U Tavonu. Cadre cosy, accueil amical, cuisine parfaite et cave très bien choisie : pour preuve, la plupart de leurs vins sont...dans ma cave!

Publié le 11/06/2008 à 08:40, dans Carnet de voyage Corse,
Mots clefs :
Commentaires (0) | Ajouter un commentaire | Lien

Corse, lundi 12 mai

Je n'avais pas envie d'aller à Bonifacio. Le site me semblait superbe, c'est vrai, mais a priori, cela me semblait trop touristique, à la fois snob et populaire.
Et je n'ai pas aimé Bonifacio... Bon j'avoue, j'ai choisi un jour de pluie à plafond bas pour y aller. Pas très fair play...

C'est vrai, le site est superbe: maisons hautes blotties sur une péninsule, bordées par des falaises blanches vertigineuses. Ces falaises portent les stigmates des attaques conjointes de la mer et du vent.
Nous nous sommes garés au bout de la péninsule. Le vent souffle en rafales et la pluie tombe à grosse gouttes, et nous sommes équipés un peu "léger". Pour aller vers le centre ville, il faut traverser une immense caserne désaffectée. Effet glauque garanti. Pas l'idéal, surtout quand on arrive ici de mauvaise grâce. L'emplacement est vaste, bien placé et suscite les convoitises des promoteurs. On m'expliquera que les enjeux sont ici colossaux et se règlent souvent dans le sang.
Les magasins de tongues qui se succèdent semblent perdus sous cette pluie drue. Les restaurants innombrables affichent à peu près tous le même menu : assiette du berger, aubergines à la bonifacienne.....
On arrivera à s'abriter dans le seul restaurant qui ne propose pas ces plats...
Très courte ballade dans la ville. L'horizon est bouché et c'est avec grand peine que j'aperçois la Sardaigne pourtant toute proche.
A l'évidence, ce n'est pas le jour. Pas le jour non plus pour une promenade en bateau au pied des falaises, sans doute le must en matière de point de vue.
Bref on a bâclé Bonifacio sans regrets...
Par contre, nous avons passé un peu de temps à flâner dans le joli et émouvant cimetière marin du bout de la péninsule.
Au retour, nous pouvions aller voir des plages superbes entrevues sur des cartes postales, mais vu le temps...
Même chose pour Porto Vecchio... pas très envie.

Alors nous sommes rentrés par une route de montagne qui passe par le petit village de l'Ospedale. Nous avons pu y admirer de superbes points de vue sur le sud de la Corse. De plus, le temps "à l'irlandaise" a donné une certaine féérie au paysage. Voilà la bonne surprise de la journée.... la seule.

Publié le 8/06/2008 à 05:46, dans Carnet de voyage Corse,
Mots clefs :
Commentaires (0) | Ajouter un commentaire | Lien

<- Page précédente | Page suivante ->