les mystères de miss terre
"Droit devant soi, on ne peut pas aller bien loin" Antoine de Saint Exupéry


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Corse jeudi 15 mai

Plateau de Coscione: prononcez Cochonne (si...si!) C'est notre destination pour cette journée qui marque le retour (timoré) du beau temps. La ballade, répertoriée sur le guide Dakota dont j'ai déjà parlé fait très envie...

Après un petit déjeuner copieux, nous prenons la route, traversant des villages superbes aux noms évocateurs et "exotiques": Zoza, Serra di Scopamène. Puis la route, quasi déserte, s'élève jusqu'au Bocca de la Vacca, (col de la vache). Paysage de vallons boisés à perte de vue....Puis nous devons affronter 15 km de toute complètement défoncée. Difficile de croire que cette route qui mène au plateau de Coscione puisse être signalée sur tous les guides.... Je n'ose imaginer le nombre de familles qui vont se fourvoyer sur ce "chemin muletier" l'été prochain, si des travaux de réfection ne sont pas faits.... 

Après quelques frayeurs, nous arrivons à la petite chapelle San Pietro, lovée  à l'orée d'un bois de hêtres. Non loin de là, un stèle commémore le "rassemblement des Leccia du monde" en 2002. 200 corses et non-corses portant ce nom ont bravé la route et sont venus fêter leur patronyme dans cet endroit bucolique.

La promenade à commencé en sous bois, et si nous nous sommes vite heurtés à un problème récurrent en Corse, l'absence de balisage, cela n'a pas gâché notre plaisir. Les vedettes du lieu, hormis un paysage montagnard en tout point superbe, sont les pozzines: ce sont des pelouses rases semi tourbeuses, entourées de torrents clairs habités par une espèce locale de truite. J'attendais de voir ces pozzines avec impatience, et je n'ai pas été déçu par ces petites pelouses "à l'anglaise" entourées d'eau courante limpide.

Comme partout en Corse, nous avons la demi-surprise de trouver là, au bord des torrents, des cochons sauvages. Plus loin, nous aurons d'ailleurs la totale, porcs, vaches et chevaux! Nous ne sommes décidément pas seuls, car nous croiserons, entre autres, des grands corbeaux, des linottes, venturons, bergeronettes, et le rare bruant fou. Par contre, nous ne croiserons aucun humain de la journée, bien que le GR 10 soit  à 2 pas. Des névés sur le proche sommet de l'Incudine nous rappellent que le ski de fond est pratiqué ici pendant l'hiver. La Corse montre là une dimension bien différente de la Corse des plages mais tout aussi attractive.

Au retour, en voiture, nous faisons un crochet par le col de Bavella, afin de vérifier que les tartes aux chataignes sont toujours aussi bonnes. En fait elles sont meilleures!

Puis à Sainte Lucie, pendant l'apéro sur la place, nous retrouvons notre Antoinette de propriétaire. Je lui propose de payer la journée de plus dans la location, elle me répond qu'elle n'en a pas besoin, "vu qu'elle à déjà fait fortune ". Elle me raconte à nouveau l'histoire familiale, débutée modestement par un père pauvre mais travailleur, et qui aura lègué à ses descendants des biens qu'il a su faire fructifier.

Nous aurons ensuite le plair de connaître Santa, sa fille de notre génération, qui nous distille à nouveau quelques bonnes histoires corses. Sainte Lucie aura vraiment été l'étape que nous souhaitions! 


Publié le 18/06/2008 à 08:54, dans Carnet de voyage Corse,
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U Cuscione

Je suis tombé par hasard sur votre site où votre description de votre "épopée" au plateau du Cuscione m'a beaucoup amusé !
Il faut dire que, contrairement à vous, je connais bien la Corse et qu'une route comme celle menant aux bergeries de Basseta et à la chapelle San Petru vous apparaisse comme un chemin muletier me paraît complètement anachronique.
En ce qui me concerne, je prends cette route jusqu'aux bergeries de Cavallara et même de Croce : je ne conseille pas trop la fin, mais c'est sûr qu'il n'y a pas grand monde à garer sa voiture par là ! Il faut dire que je déteste marcher sur les routes et, comme tout grimpeur ou randonneur, ce qui peut être évité en voiture l'est... car c'est ensuite que cela devient intéressant !!
Si vous voulez plus d'infos sur ce coin ou d'autres, jetez un oeil à mon site (http://corse-sauvage.com) ou mon blog (http://corse-sauvage.fr) et plus particulièrement aux pages ou articles concernant le Cuscione : http://philevr.club.fr/index.php?2007/09/29/41-randonnes-estivales-en-juillet-2007-3-cuscione-et-cagna#Rando1, http://philevr.club.fr/index.php?2007/09/29/41-randonnes-estivales-en-juillet-2007-3-cuscione-et-cagna#Rando2, http://philevr.club.fr/blocadonf/Randonnee%20Corse/Pages_html/Randonnee_corse_P3.php#RANCuscioneAlcudina

Publié par Corse sauvage à 12:41, 21/06/2008

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U Cuscione (suite)

Quelques imprécisions relevées dans le récit de votre aventure :

- Non, ce n'est pas le GR 10 qui passe dans ce coin de Corse, mais le GR 20 bien plus connu. Le GR 10, lui, ne fait QUE la traversée des Pyrénées !
- Non, le GR 20 n'est pas à deux pas de l'endroit où vous étiez, mais à au moins une bonne heure de marche
- Il est donc logique que vous n'ayez vu personne de la journée, car cela n'aurait pu n'être qu'un égaré du GR 20, puisque le GR 20 est le seul endroit de montagne corse où l'on rencontre des randonneurs (j'exagère à peine !)
- Les cochons du coin ne sont absolument pas plus sauvages que n'importe quel autre cochon domestique rencontré sur le continent, même s'ils ressemblent plus à des sangliers : non, simplement le plateau du Cuscione a vu récemment revenir une activité pastorale perdue pendant un temps dont chevaux, vaches, cochons, etc,.. sont l'illustration...

Les bergers sont de retour (ce qui est mieux que les skieurs de fond qui ont tenté de s'abriter à une époque au centre de Bucchinera)

Publié par Corse sauvage à 12:53, 21/06/2008

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