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Clermont Ferrand, dimanche matin
Tout est dit, non?
Les pattes sont un peu raides, j'ai bien du marcher une vingtaine de kilomètres tout compris hier. La nuit a été en pointillés. Le seul endroit Clermontois qui faisait la fête était l'appartement en face de ma chambre...
De plus, la journée est nettement moins attirante: non seulement je rentre, mais tout est calé: je vais faire du train tout l'après midi.
Donc, le coeur n'y est , plus, je décroche. Je profite tout de même du soleil en terrasse, puis vais commencer à raconter ma ballade dans un cyber café.
Oh, il y aurait encore à raconter: sur les rues désertes à 10h du matin, ce qui me rappelle un ami algérien qui me demandait en traversant un village français, le lendemain de son arrivée d'Algérie "Mais ils sont où les gens?" Raconter quelques belles tranches de vie ou tronches de vues dans le train... Mais ce n'est plus la même énergie. Du coup, je lis, lis et relis, le journal, un livre acheté exprès et dévoré en une heure....
Alors, c'était bien ce week end? Oui, une impression de liberté étonnante. Tous sens ouverts, y compris à la rencontres des autres, tous les autres. J'ai pensé à pousser plus loin l'idée, à chercher à me faire inviter pour dormir. Je n'ai pas osé...
Quelques enseignements aussi :
Au début, je m'imaginais rester dans un bourg improbable et découvrir les commerces, les écoles, le bal du samedi soir, la messe (si, si!). Et puis j'ai voulu sans cesse avancer vers l'inconnu. Comme quand plus petit j'étais attiré par ce qui se cachait derrière la montagne... Attiré par l'inconnu.
La gentillesse des gens, qui m'ont accueilli dans leur voiture et qui ne correspondaient pas, pour la plupart, à l'image type du conducteur serviable.
L'incompréhension de la plupart devant ma démarche:
"Vous devez avoir un métier stressant pour faire cela?" m'a demandé la conductrice abonnée à télérama.
"Mais pourtant t'as du fric?" m'a dit interloqué mon compagnon de comptoir dans le bar turc de Clermont, quand je lui ai dit que j'étais venu en stop et que je dormais à l'hôtel moderne.
A ceux, nombreux qui ont trouvé cela "culotté", je dirais que c'est au contraire très simple... Peu de choses à programmer, un coût faible (on n'est pas obligé de manger au resto, y a des kébabs dans tous les villages). Tout s'ouvre, tout semble facile et naturel...
Je retenterai sans doute un jour une expérience de ce type.... et vous en reparlerai. Peut être...
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