les mystères de miss terre
"Droit devant soi, on ne peut pas aller bien loin" Antoine de Saint Exupéry


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Là bas, être malade n'est jamais bénin.....

Camaté Tchakaloké, Bénin, février 1994
Notre périple au Bénin va s'achever.Voilà plusieurs jours que nous sommes dans ce petit village, fondus dans la population (enfin presque... les blancs sont rares !) Hyacinthe nous explique que la principale ressource des villageois est le coton, mais que celui ci paye mal: une récolte rapporte 18000 CFA ...l'année soit un peu moins de 28 euros pas an !!!!!! La journée se termine, il nous reste 2 jours et c'est le retour. Nous décidons de laisser notre stock de médicaments, principalement composé d'antibiotiques.
Le lendemain, changement de décor, c'est dans un autre village, près du lac Ahémé que nous dormons. Enfin que nous passons la nuit car celle ci se passe mal: Mireille, mon épouse est malade et vomit. Toute la nuit , je vide le seau dans le trou des toilettes rempli d'insectes, tendant l'oreille aux roulements des tams tams lointains des cérémonies vaudoues. Ambiance...

 

 

Le lendemain matin, chance pour nous. Dans le village d'à côté, un médecin béninois installé en France est de passage et nous vend une boite d'amoxicilline, identique aux échantillons laissés à Camaté. Prix de la boite, 6000 CFA. Le tiers du revenu annuel des cultivateurs de coton !!! J'ai alors compris l'intérêt des prières à des dieux improbables et le pouvoir des sacrifices de poulets comme médicaments!


Publié le 22/02/2008 à 12:08, dans les picorettes, Abomey
Mots clefs : sante
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