les mystères de miss terre
"Droit devant soi, on ne peut pas aller bien loin" Antoine de Saint Exupéry


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Bienvenue

Depuis tout petit , les récits d’explorateurs, les cartes anciennes, les bourlingueurs de tout poil m’ont fait rêver

Devenu grand (170 cm, c’est dire…), il m’est arrivé à mon tour de vivre le frisson de l’aventure : quelquefois pas bien loin, d’autres au bout du monde (on reparlera sans doute du bout du monde)

A pied, à vélo voilà bien longtemps, en camping car familial (2 de mes 3 enfants ont ainsi attrapé le virus de la bougeotte), en avion, en taxi brousse, en stop, dans un hôtel de luxe, dans une case en pisé, en invité, en ami, en mission, les expériences s’accumulent.

Au début, je pensais que je me calmerais… A 50 ans un poil passés, après avoir refermé des livres de vie passionnants, je dois bien admettre au milieu de toutes mes passions et pour avoir du faire le tri que tout ce qui tourne autour du voyage m’habite

Il est sans doute temps, puisque voici venu le temps de la transmission, de profiter de ces miracles technologiques que sont les blogs

Partager, échanger, transmettre vous donner du plaisir seront les moteurs de celui ci

En plus de voyages passés et à venir, j’essaierai de vous parler de mes lectures, de rendre hommage aux précurseurs, de vous filer quelques bons tuyaux, et, de manière plus exhibitionniste, de vous parler un peu de ce qu’il y a à l’intérieur de ma petite tête.  Je vous emmène ?


 




Publié le 23/02/2019 à 18:04, dans humeur,
Mots clefs : partagetransmission
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Emotions chez Luca Roagna

 

Cette année, pour ces vacances de fin d'été, la destination choisie est la province des Pouilles, dans le sud Italien. Pour les forts en géo, c'est le talon de la « botte ». C'est loin, environ 2000km en voiture ! Afin de couper ce trajet, je me suis souvenu qu'il y a plus d'un an, j'avais rencontré un jeune vigneron piémontais ultra sympathique, Luca Roagna. Et le Piémont est sur notre route, quasiment à mi parcours. Rendez vous est donc pris : Luca, pourtant pris par les vendanges et son travail, nous offrira un peu de son temps.

 

 

 

Arrivés à Barbaresco, premier étonnement : Luca produit de superbes Barbaresco et Barolo, parmi les  plus grands vins italiens. La plupart de ses vins sont exportés dans les plus grandes capitales et présents sur de grandes tables. Et pourtant l'exploitation est ultra modeste : c'est la maison de famille. Luca est "la" troisième génération de vignerons, lui et son père travaillent quasiment seuls sur l'exploitation. Depuis le grand père, avec lequel Luca a grandi, un mot d'ordre : innovation et respect maximum de la vigne et de la nature environnante.

 

 

 

Luca nous accueille en s'excusant presque : «  c'est une maison d'hommes ! ». En effet, la maman de Luca est décédée de maladie il y a quelques années. Mais si l'intérieur est effectivement comme figé dans le temps, la vie des générations qui s'y sont succédées y est très présente.

Deuxième moment d'émotion, la rencontre avec le papa de Luca. Blessé aux côtes et aux vertèbres cet été, il peine à se remettre. Mais nous sommes touchés par le lien fort qui unit ces deux hommes, fait de respect, fierté et solidarité totale.

Mais nous ne serons pas au bout de nos surprises :

Le soir, Luca nous invite dans un excellent restaurant. Il me semble être dans un film ! A peine arrivés, le patron nous invite dans la superbe cave.

 

 

 

Ici, Luca jouit d'un extraordinaire privilège : il a le droit de choisir sa ou ses bouteilles, à la seule condition que ce ne soit pas la dernière. Le repas et les vins seront mémorables, avec notamment un vieux Barolo de 1982 ! Luca le goûte et, des étoiles plein les yeux, il dit "Potabile!" (pas besoin de traduction je suppose....)

Mais le point d'orgue de notre visite sera le lendemain matin, avec la visite des vignes de Barolo et surtout du futur chai. Et cette fois la surprise est toute autre : dans un superbe amphithéatre de vignes, Luca a lancé la construction de bâtiments immenses et d'une grande pureté architecturale.

 

C'est beau, c'est grand... rien à voir avec la maison familiale. Le projet est clairement ambitieux : ici se trouveront la plupart des chais (hormis le Barbaresco), les unités de mise en bouteilles, de quoi recevoir et loger des touristes, et le logement de la future famille de Luca . Le papa aura droit lui aussi à sa maison, mais chut.... il ne le sait pas encore !

 

 

 

L'ensemble est superbe....

Une obligation désormais : revenir voir tout ceci terminé !

 

liens :

www.roagna.com pour le site de Luca

www.felicin.it  pour l'excellent restaurant de Monforte d'Alba, pays des truffes blanches et du nutella




 



Publié le 14/09/2011 à 09:58, dans Italie 2011, Alba
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niger D-1

Au départ, c'était tout simple: une semaine de vacances à prendre, pas de projet en vue. Puis petit à petit, une envie qui s'impose: l'Afrique profonde, celle qui fait rêver. Ces émotions inattendues ressenties lors d'une courte balade à pied dans la réserve de la Pendjari, au Bénin, voilà déjà bien longtemps. L'appel du sauvage.... Une recherche par internet qui aboutit à une rando dans le parc du W, pendant nigérien de la Pendjari. Au coeur de la savane, boite à fantasmes... Puis les choses se compliquent: le délai est court, les prestations liées à d'autres éventuelles inscriptions qui finissent par arriver. Puis, nouvel accroc, la nécessité de monter à Paris en catastrophe pour renouveler des vaccins périmés, sans compter des difficultés pour avoir un visa. Et enfin, terrible et inattendu, l'enlèvement à Niamey puis la mort de deux jeunes français.

 

Du coup, la ballade africaine devient cauchemar pour les proches. Mon associé épluche les termes du contrat d'assurance qui nous lie... La destination "exotique", Niamey devient par la loupe grossisante des médias un aller simple, sans retour.

Pourtant nulle peur. Le danger est finalement partout, y compris chez nous. Pas de fanfaronnade, mais un simple calcul de probabilités qui me fait paraître improbable une nouvelle affaire sur Niamey.

Mais qu'il est loin le temps où des voyageurs pouvaient traverser le monde sans trop de craintes. Désormais, de nombreuses zones sont incontrôlées, spécialement en Afrique et en Asie Centrale. Est ce l'effet loupe des médias ou une réalité? En cette époque où le risque doit devenir nul, quelle part reste il à l'aventure?

Demain, décollage vers Tripoli, Lybie, escale improbable. Puis Niamey, de nuit, qui sera néanmoins inquiétante désormais. Ensuite direction plein sud , la réserve du W et l'hôtel de la Tapoa où je serai cette semaine le seul touriste à oser venir... Et j'espère, chaque jour, une plongée au coeur de l'Afrique fantasmée.

A suivre, évidemment!

  

 

 

 



Publié le 21/03/2011 à 18:57, dans niger 2011, Paris
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L'avion de la honte

Paris , 21 janvier 2011

Je vais enfin partir vers Niamey pour une semaine très attendue. L'avion d'Afriqyah (compagnie lybienne spécialisée sur les vols africains) est là, derrière la verrière, à Roissy. Pourtant, les minutes de retard s'accumulent. Un peu d'agitation dans la salle d'embarquement me fait lever les yeux. Des policiers sont  à l'arrière de l'avion, mais calmes apparemment.

Après deux heures d'attente, nous montons enfin dans l'avion. Le bruit court parmi les passagers: "il y a quelqu'un qu'on expulse de France". Un frisson me parcourt le dos. Je suis dans les premiers à monter dans l'avion. Tout au fond, sur le dernier siège, une petite forme, tassée, auprès d'un grand gaillard.

Puis les cris fusent "Au secours, aidez moi!" "Ne me laissez pas partir!". Confusion parmi les passagers. Certains refusent de s'asseoir, d'autres se montrent agressifs avec un personnel qui n'y peut rien. Une petite mutinerie s'organise, pas question de partir... Evidemment les cris redoublent, déchirants! "Ne me laissez pas partir, aidez moi, là bas ils vont me tuer, me mettre en prison!". C'est une jeune femme noire, la trentaine maximum.

La colère monte dans l'appareil "Pourquoi n'est elle pas sur Air France?" "Honte  à la France". Puis les minutes passent, chacun se rassoit devant la fermeté de l'équipage.Les cris redoublent et sont insoutenables, personne ne parle plus dans l'avion. Un jeune camerounais ira essayer de comprendre, puis de consoler la jeune fille, puis vient nous donner quelques renseignements:

C'est une jeune congolaise. "Elle a volé?" demande une dame ivoirienne  à mes côtés?  Non, répond il, il lui manque juste les bons papiers....

J'ai eu honte de cette France là. Comme j'aurais honte de nombreuses fois au Niger. "Pourquoi le gouvernement français voulait il envoyer des policiers contre les jeunes manifestants?" me demanderont de jeunes tunisiens. "Pourquoi les français ont il tué les trois gendarmes nigériens qui poursuivaient les terroristes d'AlQaida" "Pourquoi à Arlit, alors que la France vient prendre  à bas prix son uranium pour ses centrales, pourquoi le village de ses ouvriers africains n'a ni eau, ni électricité" ?

Je n'ai plus vingt ans et j'ai eu des responsabilités associatives et politiques. Je sais qu'il faut quelque fois prendre des décisions difficiles et qu'il faut des règles. Mais ce n'est pas de cette France dont je rêve. Confronté pour la première fois  à la réalité d'une expulsion (sur les 30.000 par an - soit 80 par jours!!) j'ai eu mal et j'ai eu honte. Et je n'ai rien fait....  pour le moment!

 



Publié le 20/03/2011 à 18:15, dans niger 2011, Aéroport de Paris - Roissy Charles-de-Gaulle
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Je suis un imposteur

Pas de doute, je suis un imposteur. Pour mon entourage, je suis allé vivre une aventure dangereuse dans un pays dangereux. Pour beaucoup, c'était de la folie d'aller au Niger, passant à Niamey, deux semaines après la prise d'otages et la mort (bien mystérieuse) de deux jeunes français. Pour d'autres, le simple fait d'aller dans un pays méconnu, loin de la "civilisation" (?) est un exploit.

Il suffisait de voir l'inquiétude des uns, les haussements d'épaule des autres (il est fou...) quand j'annonçais que ma seule peur était l'annulation de mon projet de voyage.

Certes, les personnes qui m'ont pris en charge  à l'aéroport n'ont pas musardé dans Niamey. Certes, à cet aéroport, on m'a félicité d'être un des rares blancs à "oser" venir. Pour l'agence Point Afrique, tous les autres touristes prévus ont d'ailleurs annulé. Ils ont eu bien tort!

Pourtant j'ai l'impression d'avoir fait mon voyage le plus calme, les plus cadré en Afrique. Pour la première fois, j'avais pris un séjour organisé.

Le vol, m'avait fait transiter par Tripoli en Lybie, où les portraits du Dieu Khadafi sont omniprésents.

 

 

 

 

Puis arrivée très tardive à Niamey, mais attendu par Omar, mon chauffeur-ange gardien qui m'emmène aussitôt à un hôtel retiré et bien gardé, l'hotel Sahel. Rapide petit déjeuner où je verrai pour la première fois ce super fleuve Niger.

 

 

 

 

Puis rapide traversée de Niamey, capitale finalement indolente d'un pays calme et démocratique. Des élections présidentielles s'y dérouleront paisiblement.

 

 

 

 

Après deux heures de goudron puis de bonne piste, arrivée dans un superbe hotel, certes loin de tout mais assurément d'un excellent standing! Cadre fantastique en bordure des gorges de la Tapoa, salle de restaurant et cuisine  à l'européenne, superbe piscine très propre, et chambre au confort plus que correct. Plutôt habitué aux hôtels de seconde zone, c'est la première fois que je vais dans un hôtel d'un tel standing en Afrique. Il me faudra d'ailleurs trois jours pour découvrir que j'ai l'eau chaude en chambre. Tout est impeccablement tenu, jusqu'au jardin fleuri et arrosé chaque matin....

Franchement, je ne me sens pas un héros !!!!!!

 

   
   
   

 

 

Renseignements pratiques:

 Agence Point Afrique:   www.point-afrique.com

Hotel de la Tapoa : www.hoteltapoa.com

Compte tenu du plaisir que j'ai eu et des difficultés dues au manque de touriste, je ne peux que les conseiller!



Publié le 14/03/2011 à 18:08, dans niger 2011, Niamey
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